L'abbatiale

 

Charles IV, duc d'Alençon, et Marguerite de Navarre, sa femme, sœur de François Ier ayant formé le dessein d'établir à Essay une maison de religieuse pénitente pour y recevoir, dit la bulle de Léon X du 22 décembre 1519, les femmes de débauche qui, touchées par leur désordre, chercheraient un asile où elle puissent faire pénitence.

 

La période la plus brillante de ce monastère fut marquée par le gouvernement des dames de la Chétardie, - famille distinguée du Limousin – qui remplirent successivement les fonctions d'abbesse de 1638 à 1693. Elles agrandirent les bâtiments de la maison, le cloître, le dortoir et le réfectoire, le tout achevé à la fin de 1645. Elles changèrent aussi l'habit des religieuses (manteau noir pour l'église au lieu du manteau blanc.

 

L'abbaye en grand partie détruite comprenait l'église Saint-Louis et les bâtiments de Saint-Augustin, allait jusque sur les bords de la Vézone. Devant l'abbatiale se situait le jardin de l'abesse. Par un large pont on accédait au réfectoire et au cloître bâtis sur le côté ouest de la rivière. Le long de la route du Mêle s'étendaient une grange, des écuries, un pressoir, une boulangerie (par une fenêtre donnant sur l'extérieur, le pain était distribué aux pauvres).

 

L'entrée de l'abbaye se faisait par une grande et haute porte près du parloir et de la fontaine Saint-Augustin ; dans une niche la statue Saint est toujours visible.